Comment expliquer les miracles ?

Publié le par la rédaction

Les miracles
 
Comment expliquer les miracles ?
Quel est le rôle de Dieu ?
 
Réponse du professeur John B. Cobb
 
On considère souvent que les miracles sont des dérogations aux lois de la nature. Les uns affirment que le surnaturel est exclu. D'autres pensent qu'il a pu exister aux temps bibliques.
 
On a souvent séparé l'esprit et la matière, mais il est généralement admis aujourd'hui que le moral influence le physique : les placebos ne sont pas sans effet : les émotions, le stress, le courage personnel, la foi et la prière interviennent certainement dans les processus de guérison. Il n'y a rien là de miraculeux.
 
Les théologiens du Process pensent néanmoins que les processus de maladie et de guérison dépendent de l'état de la personne elle-même et de son environnement immédiat et qu'il ne faut pas s'attendre à des changements subits et inexpliqués. Si tel était le cas, nous en serions vraiment surpris et nous parlerions sans doute de miracle, comme jadis les auteurs bibliques.
 
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La question posée n'est pourtant pas de savoir si des « miracles » se produisent effectivement mais pourquoi ils se produisent pour certaines personnes et non pour d'autres.
 
On allègue souvent la foi du malade. Mais certains fidèles très croyants ne reçoivent pas leur guérison à la différence d'autres qui ne manifestaient pourtant que bien peu de foi. De même la méditation et la prière soutiennent les uns plus que les autres. Dieu aurait-il ses préférences ?
 
La théologie du Process répond qu'en tout processus de guérison la présence divine est à l’œuvre. Chacun est appelé à s'ouvrir intérieurement à cette dynamique de renouveau afin de la faciliter.
Que l’œuvre divine de guérison soit « normale » ou « miraculeuse », tous sont également appelés à y participer, par une attitude positive, la prière, ou la compétence médicale. Dieu n'est pas responsable de la maladie, il n'en détermine pas l'évolution et il ne guérit pas sans nous. Il ne s'intéresse pas à un malade plus qu'à un autre, il ne laisse personne affronter seul la souffrance.
 
Être attentif à cette présence d'amour et de vie et lui ouvrir son cœur nous ouvre davantage à son action : la foi sauve. Et parler ainsi n'est pas sombrer dans la magie !
 
professeur émérite de l'école de théologie de Clarmont (Californie),
Traduction Gilles Castelnau
 
Source : Protestants dans la ville, le 3 avril 2002
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