Sur ceux que j'aime, Tu veilleras

Publié le par la rédaction

Quand je dormirai du sommeil
qu'on nomme la mort,
c'est dans ton sein que j'aurai mon repos.
 
Tes bras me tiendront
comme ceux des mères tiennent les enfants endormis.
Et Tu veilleras.
 
Sur ceux que j'aime et que j'aurai laissés,
sur ceux qui me chercheront
et ne me trouveront plus,
sur les champs que j'ai labourés,
Tu veilleras.
 
Ta bonne main réparera mes fautes.
Tu feras neiger des flocons tout blancs
sur les empreintes de mes pas égarés,
tu mettras ta paix sur les jours évanouis
passés dans l'angoisse ;
tu purifieras ce qui est impur.
 
Et de ce j'aurai été moi,
pauvre apparence, ignorée de moi‑même
et réelle en Toi seul,
tu feras tout ce que Tu voudras.
 
Ta volonté est mon espérance,
mon lendemain,
mon au‑delà,
mon repos
et ma sécurité.
 
Car elle est vaste comme les cieux
et profonde comme les mers.
Les soleils n'en sont qu'un pâle reflet
et les plus hautes pensées des hommes
n'en sont qu'une lointaine image.
 
En Toi je me confie
et je remets tout.
 
Charles Wagner (1852-1918)
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Publié dans Prières, Charles Wagner

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